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Vegan / Bio

Peut-on manger cru en hiver ?

C’est le grand problème qui se pose pour bon nombre de personnes convaincues par le mode de vie crudivore mais qui, le froid installé, trouvent difficile de s’y tenir. Avec les froids sibériens que nous supportons en ce moment en France, cela peut sembler encore plus difficile. Il est évident pour moi en tout cas, que l’homme est davantage fait pour vivre sous un climat chaud, tropical, avec des fruits et des verdures en abondance toute l’année.

Cela étant dit, comme beaucoup d’entre vous, je n’y vis pas et dois donc m’adapter à mon environnement. Chacun a ses petits trucs. Par exemple, en ce qui me concerne, pour pallier à la rareté de feuilles vertes en ce moment (Voir la Note au bas de cet article), je force sur le Powergreens (éventuellement accompagné de Chlorophylle mais pas tous les jours) alors que lorsqu’il fait chaud et que l’on trouve en abondance des feuilles vertes (plantes sauvages et fanes), j’aurais tendance à le laisser de côté. Rien, en effet, ne remplace la fraicheur.

Voici ce qu’écrit Raya Johansson, du Montana (état du nord des Etats-Unis où les températures hivernales oscillent entre -13°C et -2°C) à Tonya Zavasta :

« Beaucoup de gens disent combien il peut être difficile de suivre une alimentation crue végétalienne sous un climat froid.

Maintenant, heureusement, je peux dire que cela n’est pas mon expérience. Mon mari et moi-même sommes originaires de Finlande, donc nous savons en quelque sorte naturellement comment faire face à ce genre de choses.

Manger 100% cru sous un climat froid n’est en fait pas difficile du tout. Mais vous devez connaitre un secret. Voici ce que je dis aux personnes de mon groupe de personnes crudivores…

Chaud contre aliments cuits … Ici nous sommes pris dans les filets d’un dilemme. D’un côté : les crudivores et toutes les guérisons qui arrivent avec l’alimentation vivante. D’un autre côté : la macrobiotique qui déclare que nous devons cuire toute notre nourriture pour aider la rate.

Mais une pensée me vient … si la rate a réellement besoin d’aliments chauds, pourquoi sauter à la conclusion qu’ils ont besoin d’être cuits ? C’est une idée complètement fausse. Lorsque vous cuisez votre nourriture, la mangez-vous à température bouillante ? Non, vous laissez votre nourriture refroidir jusqu’à 43°C environ. A cette température, elle est chaude mais ne brûle pas la bouche. Pourquoi, alors, avons-nous besoin de cuire nos aliments d’abord, si  43°C est la bonne température pour les manger ? Juste parce que notre culture le dit !

Voici ce que nous faisons maintenant (« nous » étant moi et mon mari anciennement macrobiotique-cuit). Depuis cinq hivers longs et froids dans le Montana (cinq ans et demi d’alimentation 100% crue), nous chauffons notre nourriture entre 40 et 45°C en utilisant le bain-marie. Dans le cas des fruits entiers, nous mettons le fruit dans de l’eau à 45°C pendant 15 à 20 minutes jusqu’à ce que la pomme, la poire, la banane, le raisin, le kaki ou ce que l’on a, soit complètement chaud. Nous avons également un bon poêlon dont on peut contrôler la température et que nous réglons à 43°C, ainsi nous pouvons chauffer nos fruits quand nous voulons ou l’utiliser pour chauffer nos salades. Pour conserver nos aliments chauds pendant toute la durée du repas, nous apportons notre bain-marie près de la table, son eau chaude continuant de conserver la nourriture chaude.

 

Nous faisons des soupes crues dans notre Vitamix, qui en fait chauffe agréablement la nourriture lorsque vous le laissez mixer un petit moment. Nous mettons aussi notre soupe au bain-marie pour la garder chaude pendant que nous mangeons. Nous buvons de l’eau chaude uniquement, toujours juste au-dessus de 37°C, comme tout le reste. C’est très important, nous commençons notre journée en buvant de l’eau à 43°C dès le lever.

Lorsque nous faisons du jus frais, il va au bain-marie aussi. L’hiver, nous ne mettons rien dans notre bouche qui ne soit en-dessous de la température corporelle. La température ambiante, vous devez le réaliser, est approximativement une dizaine de degrés plus froide que celle du corps, donc pendant la période hivernale, ne consommez pas d’aliments ou de boissons qui soient à température ambiante. Le foie doit faire la différence.

La clé pour vivre sous un climat froid et être capable de ne manger que cru est de manger des aliments chauds, crus, vivants.

La température de l’eau chaude est parfaite lorsque vous pouvez garder votre main dedans sans vous brûler. L’alimentation chauffée à cette température n’a pas été chauffée assez pour que ses enzymes soient détruits. Chauffez plus, cependant et vous commencerez à perdre la qualité nutritionnelle de votre nourriture. (…)

Le malentendu sur le fait d’obtenir une nourriture chaude a mené les macrobiotes à croire que vous devez cuire votre nourriture pour que votre foie et votre système digestif fonctionnent correctement. Mais en vérité, il n’y a simplement pas besoin du tout de cuire, aussi longtemps que ce que nous mangeons est à une température comprise entre 40 et 45°C.

Le Vitamix et les autres blenders de 2 CV peuvent rendre la nourriture agréablement épaisse, chaude, facilement digestible et lui donner une texture de crème et un bon goût. Des années d’expérience le prouvent ! »

Personnellement, en ce moment, je mets mes salades composées quelques minutes à four chaud, une alternative plus rapide au déshydrateur, également à envisager. Les légumes ont juste le temps de se réchauffer sans perdre leurs qualités nutritionnelles ni leur croquant.

J’ajouterais à ce témoignage, qui a le mérite de nous donner une piste pour continuer à manger du cru alors que le froid est bien installé, que :

  • depuis que je mange plus de cru (mon alimentation est à environ 80% crue), je suis beaucoup, beaucoup moins frileuse ;
  • ayant une faiblesse de la rate depuis ma tendre enfance (j’ai parfois eu des douleurs assez violentes sans pour autant que la médecine conventionnelle ait détecté quoi que ce soit d’anormal), je constate qu’une alimentation à dominante crue et végétalienne a fait disparaitre ces douleurs.

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez lire d’autres articles sur ce sujet sur notre blog, ici et ici.

NOTE : On peut aussi ajouter que l’hiver est le moment privilégié pour pratiquer les « cultures intérieures » que sont les pousses vertes cultivées sur des plateaux et qui vous donnent de la verdure toute fraîche et disponible à tout moment, quelle que soit la température extérieure.
Par exemple, les graines de tournesol (avec la coque, non grillées) mises à tremper pour entamer la germination et ensuite étalées sur des plateaux de compost (ou de bonne terre de jardin : plus riche la terre, plus nutritives seront les plantes qui s’en nourriront), vous donneront en quelques jours, et pour quelques centimes d’euros, de délicieuses pousses vertes à récolter/faucher au fur et à mesure de vos besoins.

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